Banques de semences : Préserver le système semencier paysan au profit de la sécurité alimentaire

La sauvegarde des systèmes semenciers paysans représente l’un des objectifs phares du projet CROPS4HD. En effet, les semences locales, véritable héritage génétique, sont transmises de génération en génération et particulièrement adaptées aux contexte culturels et climatiques locaux.

Dans cette vidéo, vous découvrirez les enjeux liés à ce système semencier paysan au Niger et les activités mises en œuvre dans le cadre de CROPS4HD pour le soutenir. Vous apprendrez notamment comment la construction de banques de semences, en particulier, offre aux paysan⋅ne⋅s un approvisionnement de semences plus sûr, augmentant leur résilience face aux aléas climatiques et aux éventuelles crises.

Banques de semences au Niger – Témoignages

Ainsi, comme l’explique Doka Gado, habitant du village d’Amoukke, de nombreuses semences de variétés locales disparaissent d’année en année, comme le haricot « Arné ». Pour faire face à ce problème, la mise en place de banques communautaires permet de sauvegarder les semences locales, qui ont toujours été utilisées dans le village, comme le mil ou le voandzou.

Après un travail de sensibilisation dans les villages concernés et depuis l’enregistrement de la vidéo, les 10 banques de semences évoquées ont été construites avec des matériaux locaux dans les communes de Matankari et Dankassari. Les habitant⋅e⋅s de ces villages ont constitué un stock initial de semences dans chacune d’entre elles, et ont mis en place une structure de gestion pour garantir leur bon fonctionnement. Grâce aux 120 gardien⋅ne⋅s de semences nouvellement formés, une dizaine d’espèces végétales sont actuellement conservées dans ces banques, y compris des espèces négligées et sous-utilisées (NUS) comme le sésame, le voandzou ou le gombo.

Banque de semences dans le village de Makera 2